« Retour au blog de afrikaaddicted

PAYS DOGON - Mali

A NE PAS RATER !!

RENDEZ-VOUS EN TERRE INCONNUE

Réalisation : Luc Marescot.

Date : 05/01/2009
Horaire : 20H35 - 22H15
Durée : 99 mn


Edouard Baer a rendez-vous au coeur d'une terre de légende: le pays dogon, au Mali. La culture des Dogons est considérée comme l'une des plus fascinantes d'Afrique. Comment aller au-delà des clichés souvent véhiculés par le tourisme? Comment Edouard Baer, qui a une image de citadin et de Parisien, va-t-il s'adapter à cette vie spartiate? Accompagné de Frédéric Lopez, l'artiste séjourne pendant quelques jours dans une famille qui accepte de partager son quotidien parfois rude, où la quête de l'eau est proritaire. Au cours de son séjour, par 45° à l'ombre, Edouard Baer n'hésite pas à donner de sa personne, en s'attaquant notamment à une escalade de 200 mètres sur la falaise de Bandiagara.

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Au c½ur de l'Afrique de l'Ouest se cache un autre monde : le pays Dogon.
Suspendu au-dessus du désert malien, c'est dans un univers minéral que vivent les Dogon, un peuple qui a toujours fasciné les ethnologues et les voyageurs.
Spectaculaires, mystérieux, énigmatiques... Des fantasmes qui, aujourd'hui encore, se mêlent à la réalité pour décrire une culture complexe.
Comment aller au-delà des clichés ? Et que veut dire être Dogon au XXIème siècle ? C'est ce qu'Édouard Baer et Frédéric Lopez ont tenté de comprendre en allant à leur rencontre et en vivant avec eux pendant 2 semaines...

Il y a plus de 600 ans, les Dogon ont trouvé refuge sur un site extraordinaire : la falaise de Bandiagara. Cette corniche haute de 200 mètres s'étire sur plus de 200 kilomètres au beau milieu du Sahel. C'est là, dans les éboulis, que les Dogon ont creusé la roche et bâti de véritables citadelles. Mais vivre ici relève de l'exploit. Brûlée par les vents du Sahara, sous des températures frôlant les 45°C, la terre des Dogon a tout d'un enfer. Pour survivre, ils ont dû composer avec ces conditions extrêmes.

Les Dogon ont même accompli l'exploit de devenir agriculteurs dans une région où l'eau manque cruellement et où la terre est quasiment inexistante. Comment ? En fabriquant de toutes pièces de véritables oasis posées sur la rocaille. La terre, ils vont parfois la chercher loin de leur village pour venir la disposer soigneusement dans des petites parcelles délimitées par des cailloux. Quant à l'eau, c'est Marcel Griaule, ethnologue français, qui a trouvé une première solution. En 1950, il est à l'origine de la mise en place du premier barrage qui permet de retenir l'eau indispensable à l'arrosage des cultures. Mais les sources se tarissent et les Dogon sont aujourd'hui obligés de transpercer la roche pour trouver l'eau.

Depuis plusieurs années, les conditions de vie au pays Dogon sont en effet de plus en plus difficiles. Nombreux sont les jeunes qui partent dans les grandes villes du Mali ou jusqu'en Côte d'Ivoire pour trouver un emploi et gagner l'argent qui aidera leur famille restée au pays. Temporaire il y a quelques années, cet exode est aujourd'hui souvent définitif. Le plateau et les éboulis de la falaise de Bandiagara se dépeuplent et les 700 000 Dogon se dispersent peu à peu.

Cette situation complexe, les 300 000 touristes qui viennent au pays Dogon chaque année l'ignorent. Ils viennent ici en quête de l'exotisme et de l'authenticité tant vantés par les écrits de certains ethnologues et les nombreuses agences de voyage. Pourtant, la culture Dogon ne cesse d'évoluer. Au contact des étrangers et des autres cultures qu'ils côtoient au quotidien, de plus en plus de jeunes délaissent les croyances et les valeurs traditionnelles. L'avenir du peuple Dogon est entre les mains de cette génération. C'est à elle de relever un nouveau défi, celui d'améliorer le sort de tout un peuple, sans le renier...
PAYS DOGON - Mali
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le dimanche 04 janvier 2009 16:14

« Article précédent : Christophe Maé - C'est ma Terre

Article suivant : Pour ceux qui auraient voulu que Bush se les... »